• Empathie

    Un des trucs que j'aime dans mon métier, c'est  chercher des nouvelles choses.

    On peut refaire la même chose chaque année, quand on est  rôdé, c'est  un moyen d'être tranquille, c'est sûr. Mais franchement, ça doit être comme relire le même livre tous les ans ... ça doit être un peu ... chiant ? 

    Bref, actuellement, ma marotte, c'est  les relations humaines et les compétences psychosociales chez les enfants. En gros, comment faire pour que mes élèves qui vivent parfois des situations très difficiles ou  des relations humaines très violentes deviennent des enfants heureux d'être en classe et avec l'envie d'apprendre, d'aider les autres et de vivre en harmonie malgré la surpopulation. 

    Parce que la classe est  un lieu de surpopulation. Vous connaissez beaucoup  de milieu où on est  obligé de vivre à 25 ou  30 dans 40 m carrés pendant 6 heures ? à part les prisons je veux dire ... 

    Bref, pour l'instant l'empathie est  mon sujet de recherche. 

    Ce matin, quand tout le monde dormait, j'ai  profité du  calme pour aller surfer sur les pages des académies de Reims et de Versailles qui ont pas mal travaillé sur ce sujet. 

     

    A moi les dictées négociées, les poésies coopératives, les activités physiques "partenariales" (je suis pas sûre que ce mot existe .. ) et  les conseils d'élèves. 

    Car même si les conseils d'élèves sont une activité que je fais depuis des années, étendre la bienveillance entre élèves au reste des activités scolaires me semble indispensable.

    Ce matin, avant le petite déjeuner, je me suis régalée une heure pour comprendre comment ôter la culture de la compétition exacerbée et inculquer le dépassement de soi (et pas des autres) et l'entraide. C'est un début, mais j'ai  encore 5 semaines pour trouver comment l'articuler dans ma classe. 

    Compteur d'heures : 29

    Jours d'école : 0

     

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  • Commentaires

    1
    Emma
    Lundi 22 Juillet à 12:20

    Le mot "bienveillance", je le trouve assaisonné à toutes les sauces ces temps ci. Et il a tendance à me crisper.

    La bienveillance c'est partir du principe que l'autre est "gentil" aussi. Je trouve ça naïf.

    Je préfère la politesse : On part du principe que l'autre est peut être un gros con, et on se met à distance.

    Comme dirait Robert E Howard : les barbares sont tous très poli, car s'ils ne le sont pas, ils n'ont pas de scrupules à vous foutre un coup de hache. (Oui, je cite Conan le Barbare, ça dérange kékun ? ^^)

      • Jeudi 25 Juillet à 09:59

        Je trouve aussi  que ce mot est  vidé de son sens ces derniers temps. Tout le monde doit être bienveillant. 

        Mais dans le cas de mes élèves (et des enfants en général), c'est  bien de cela qu'il s'agit . Ils partent du  principe que l'autre a forcément voulu  leur faire du  mal. 

        Un exemple assez classique : Machin  a jeté le travail de Bidule. Si  tu  écoutes Bidule, Machin l'a fait exprès. Il faut le punir. Si  tu  prends le temps d'écouter Machin, il est responsable du  rangement de la classe aujourd'hui, il a trouvé un papier par terre sans nom. Il l'a jeté. 

        Les enfants ont tendance à  croire que l'autre veut leur nuire. L'erreur ou  la mauvaise interprétation d'une situation ne sont jamais envisagés. Donc le fait de penser que l'autre n'est  pas forcément mauvais aussi. Et ça marche pour tous les mômes. Même les meilleurs copains. 

        Leur apprendre le bénéfice du  doute, ou  la bienveillance, c'est  me donner un peu  de légèreté dans la gestion des conflits (et leur permettre de ne plus vivre dans la paranoïa)

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